<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
         xmlns:err="http://jelix.org/ns/xmlerror/1.0">
 <channel>

    <title><![CDATA[Ivan-Tsarevitch]]></title>
    <link>http://ivan-tsarevitch.over-blog.com/</link>
    <description>Une histoire à suivre pour les enfants à partir de dix ans.
</description>

        <language>fr</language>
    
        <image>
        <url>http://fdata.over-blog.net/0/37/91/59/avatar.png</url>
        <title><![CDATA[Ivan-Tsarevitch]]></title>
        <link>http://ivan-tsarevitch.over-blog.com/</link>
                            </image>
    
    <pubDate>Mon, 29 Jun 2009 23:03:02 +0200</pubDate>    <lastBuildDate>Mon, 29 Jun 2009 23:03:02 +0200</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>                <category>Parents &amp; enfants</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Les Carnets d'Hermine]]></title>
        <link>http://ivan-tsarevitch.over-blog.com/article-25686536.html</link>        <description><![CDATA[<span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Je vous invite à venir consulter <b><span style="color: #800080;"><a href="http://hermine.artblog.fr/">mes
  carnets</a></span></b>, en attendant que le temps de terminer ce petit conte me soit donné (ou, variente : <em>en attendant que j'en prenne le temps...</em>)<br></span></span><br>
  <div style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: arial,helvetica,sans-serif;">Bonne visite !</span></span>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Thu, 11 Dec 2008 13:24:00 +0100</pubDate>        <guid >http://ivan-tsarevitch.over-blog.com/article-25686536.html</guid>
                <category>Hors sujet</category>        <comments>http://ivan-tsarevitch.over-blog.com/article-25686536-6.html#c</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[[14] Le départ]]></title>
        <link>http://ivan-tsarevitch.over-blog.com/article-13978312.html</link>        <description><![CDATA[<div style="background: white" align="justify">
    <font size="2">- Vétérok, lança t-elle tout sourire à l’attention du poney, soit le bienvenu. Et elle flatta tendrement l’encolure de l’animal.</font>
  </div>
  <div style="background: white" align="justify">
    <font size="2">«&nbsp;Si je t’ai fait appeler, c’est que ta vitesse et ton endurance nous seront d’une grande aide pour conduire Ivan auprès du Loup sorcier&nbsp;».</font>
  </div>
  <div style="background: white" align="justify">
    <font size="2">Le poney s’éboua et posa ses naseaux tièdes contre les paumes ouvertes d’Annouchka.</font>
  </div>
  <div style="background: white" align="justify">
    <font size="2">- Il a un caractère difficile mais sa sagesse est grande et je sais qu’il émettra un avis éclairé quand au mal qui enflamme la patte de Michka.</font>
  </div>
  <div style="background: white" align="justify">
    <font size="2">Agagneuk – elle se retourna doucement vers le renard — va réveiller Ivan pendant que je prépare votre départ.</font>
  </div>
  <div style="background: white" align="justify">
    <font size="2">&nbsp;</font>
  </div>
  <div style="background: white" align="justify">
    <font size="2">Souple et légère, la petite flamme rousse fila vers la maison dans une gerbe d’étincelles. Le renard bondit sur le lit où dormait l’enfant et d’un coup de museau, fit rouler le
    galet spiralé qui marquait sa poitrine. La pierre tomba sur l’épais tapis qui recouvrait le sol dans un bruit mat et Joseph ouvrit les yeux.</font>
  </div>
  <div style="background: white" align="justify">
    <font size="2">&nbsp;</font>
  </div>
  <div style="background: white" align="justify">
    <font size="2">Un quart d’heure plus tard, les présentations faites, c’est un Joseph échevelé et encore un peu engourdi qui enfourchait le poney gris d’un air mal assuré.</font>
  </div>
  <div style="background: white" align="justify">
    <font size="2">- Soit sans crainte&nbsp;: Vétérok est un bon instructeur. A ton retour, tu seras devenu un excellent cavalier qui pourra chevaucher jusqu’aux chimères&nbsp;!</font>
  </div>
  <div style="background: white" align="justify">
    <font size="2">Une pointe de fierté réchauffa le cœur intimidé de Joseph et l’enfant se redressa avec assurance.</font>
  </div>
  <div style="background: white" align="justify">
    <font size="2">Annouchka poursuivit&nbsp;:</font>
  </div>
  <div style="background: white" align="justify">
    <font size="2">- Ta besace contient tout ce qui est nécessaire au bon déroulement de ton voyage, à l’exception d’une chose&nbsp;: as-tu conservé les pièces de monnaie trouvées près de la
    Miroitante&nbsp;?</font>
  </div>
  <div style="background: white" align="justify">
    <font size="2">Joseph se rappela le pensionnat, sa course derrière le renard ainsi que le baluchon blanc découvert près du ruisseau. Il porta machinalement la main à sa poche et fit tinter à
    travers le tissu les quelques pièces qu’il y avait découvertes.</font>
  </div>
  <div style="background: white" align="justify">
    <font size="2">- Tout est là, Grand-mère. Je n’ai rien égaré.</font>
  </div>
  <div style="background: white" align="justify">
    <font size="2">- Bien. Vous partez pour plusieurs jours&nbsp;: Agagneuk sera ton guide, ne le perd pas des yeux. Quand à Vétérok, veille toujours à ce que son repos soit assuré avant le tiens,
    car il est plus efficace que des bottes de sept lieues. N’oublie pas&nbsp;: sans eux, rien de possible&nbsp;!</font>
  </div>
  <div style="background: white" align="justify">
    <font size="2">Annouchka s’approcha du cavalier et enferma avec douceur sa petite main dans la sienne.</font>
  </div>
  <div style="background: white" align="justify">
    <font size="2">- Je sais que tu reviendras vite, porteur de réponses indispensables pour Michka mais également riche de rencontres nouvelles et d’enseignements féconds pour toi. Partir est
    difficile, mais on rentre toujours plus inspiré et plus sage de ses différents voyages. Bonne route mon garçon.</font>
  </div>
  <div style="background: white" align="justify">
    <font size="2">&nbsp;</font>
  </div>
  <div style="background: white" align="justify">
    <font size="2">Elle recula d’un pas. Joseph la fixa une dernière fois de ses grands yeux clairs et resserra instinctivement ses jambes autour des flancs de sa monture pour lui signifier leur
    départ. Le poney gris, alerte, fit demi-tour tandis qu’en tête de cortège, Agagneuk s’engageait sans attendre sur un petit chemin dérobé.</font>
  </div>
  <div align="justify">
    <font size="2">Annouchka les suivit un moment du regard jusqu’à ce que la forêt finisse par engloutir tout à fait la silhouette du petit groupe. Elle jeta un rapide coup d’œil dans le ciel, salua
    d’un geste de la main le corbeau noir qui la survolait, remis en ordre les plis de son tablier et rentra dans la petite maison de bois, apaisée et satisfaite.&nbsp;<br>
    <br>
    <br>
    <br></font>
  </div>
  <p align="center">
    <img class="" height="299" alt="CAVALIER-JOSEPH-SANS-MICHKA.jpg" src="http://idata.over-blog.com/0/37/91/59//CAVALIER-JOSEPH-SANS-MICHKA.jpg" width="251">&nbsp;<br>
    <strong>... Chapitre suivant ...</strong>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 21 Nov 2007 19:18:00 +0100</pubDate>        <guid >http://ivan-tsarevitch.over-blog.com/article-13978312.html</guid>
                <category>Le cri de la musaraigne</category>        <comments>http://ivan-tsarevitch.over-blog.com/article-13978312-6.html#c</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[[13] Préparatifs]]></title>
        <link>http://ivan-tsarevitch.over-blog.com/article-6737054.html</link>        <description><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt" align="justify">
    <span style="font-family: Arial"><font size="2">Un vent d’Est se leva, canaille, balayant la cime des arbres d’une rafale mal élevée et brutale. Annouchka fronça le sourcil et réajusta le châle
    bariolé qui recouvrait ses épaules. Elle retourna vers la maison à pas lents et s’y réfugia en refermant sur elle la belle porte de bois sculpté. À l’intérieur, la pénombre et la douce chaleur
    émise par le poêle contrastaient agréablement avec la fraîcheur et la luminosité crue de cette matinée d’avril.</font></span>&nbsp;
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt" align="justify">
    <span style="font-family: Arial"><font size="2">Elle se dirigea vers un grand coffre en bois peint et en souleva délicatement le couvercle bombé. Elle extirpa de sa cachette un harnais de cuir
    rouge, une gibecière ainsi qu’une cape rehaussée d’un capuchon et empila avec satisfaction les trois objets sur un petit trépied. Elle trottina ensuite vers l’autre pièce où elle entreprit de
    préparer plusieurs encas.</font></span> <span style="font-family: Arial"><font size="2">Non loin, Joseph dormait profondément, paupières clauses. Sa poitrine soulevait à intervalle régulier le
    curieux galet posé sur son cœur. Il avait le souffle calme de ceux qui, même entourés de flammes, se savent en sécurité. Non loin de lui, l’ourse gisait, roulée en boule dans le grand fauteuil de
    bois. Dans son demi-sommeil douloureux, Michka grognait et ronflait avec la discrétion qui caractérise le repos des carnivores amenés à peser un jour plus de deux cents kilos.</font></span>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: Arial"><font size="2">En la regardant travailler, enveloppant avec soin des morceaux de pain et de viande séchée dans des pièces de lin blanc, elle aurait pu faire
    penser à la mésange architecte ou à l’araignée brodeuse&nbsp;: chaque geste était précis, mesuré et réfléchit. Elle remplit la musette avec les provisions fraîchement préparées, soupesa le
    fardeau pour en vérifier le poids et acheva son travail en y rajoutant une gourde et un petit couteau.&nbsp;<br></font></span>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: Arial"><font size="2">Ces préparatifs achevés, Annouchka vint s’assoire à côté du poêle, reprit un ouvrage de broderie laissé de côté et en attendant patiemment
    l’arrivée de Vétérok et du renard, ses yeux d’oiseau de nuit fixés sur l’ouvrage révélé par les braises incandescentes, elle se remit à broder.</font></span>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: Arial"><font size="2">Une demi-heure plus tard, Vétérok s’annonçait à l’entrée de la masure, accompagné d’un vigoureux poney gris dont la crinière épaisse coulait en
    cascade sur une belle encolure.</font></span>
  </p>
  <p align="center">
    <a href="http://www.ivan-tsarevitch.com/article-13978312.html"><img class="" height="147" alt="lievre.jpg" src="http://idata.over-blog.com/0/37/91/59//lievre.jpg" width="299"></a>&nbsp;<br>
    <strong>... Chapitre suivant ...</strong>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 03 Jun 2007 21:05:00 +0200</pubDate>        <guid >http://ivan-tsarevitch.over-blog.com/article-6737054.html</guid>
                <category>Le cri de la musaraigne</category>        <comments>http://ivan-tsarevitch.over-blog.com/article-6737054-6.html#c</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[[12] Antidotes et poisons]]></title>
        <link>http://ivan-tsarevitch.over-blog.com/article-6337318.html</link>        <description><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt" align="justify">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Annouchka retrouva l’ourse et l’enfant assoupis dans le grand fauteuil, à l’exacte place où elle les avait laissés. Joseph, écrasé de sommeil,
    dormait à poings fermés, tandis que Michka se réveillait peu à peu en se plaignant doucement. Dans la main de l’enfant, le fragment de métal brillait d’un bien curieux éclat. Annouchka le
    soustrait des mains du garçon et le glissa dans sa poche. Puis avec délicatesse, elle manipula la patte de l’ourse et observa l’entaille. La plaie suintante ne se refermait pas.<br></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt" align="justify">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">- Je reviens m’occuper de toi, dit-elle à Michka en repoussant légèrement la petite malade, mais pour le moment je dois d’abord m’occuper du
    sommeil de celui-là.</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt" align="justify">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Elle enlaça Joseph et — chose extraordinaire pour son grand âge, le souleva avec autant
    d’aisance que s’il avait pesé moins lourd qu’un oreiller de plumes. Elle le coucha dans un coin de la pièce et le borda avec soin.<br></span></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt" align="justify">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">- Il faut chasser la fatigue, murmura telle en s’éloignant&nbsp;; elle revint quelques secondes plus tard avec un galet blanc à la surface duquel
    s’enroulait une harmonieuse spirale tracée à l’encre noire. Tout en plaçant le galet sur la poitrine de l’enfant, elle se mit à chantonner tout bas&nbsp;:</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt" align="justify">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">-</span> <span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><em>Une heure de perdue, quatre heures de gagnées. Ivan épuisé renaîtra, par ce
    sommeil bien singulier… Une heure de perdue, quatre heures de gagnées. Ivan épuisé renaîtra, par ce sommeil bien singulier…</em></span> <span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><em>Une
    heure de perdue…</em></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt" align="justify">
    &nbsp;
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt" align="center">
    <img class="CtreTexte" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/37/91/59//enfant-endormi-copie-1.jpg">
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt" align="justify">
    <br>
    <font size="2">Annouchka était soucieuse.</font>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt" align="justify">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">A<span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">près avoir achevé sa chanson, elle retourna auprès de Michka pour lui donner à manger. La
    guérison espérée ne s’était pas produite&nbsp;: le corps étranger avait bien été délogé par les massages et l’onguent administré par Joseph, mais la plaie refusait de cicatriser. La vieille femme
    fit appel à sa mémoire&nbsp;; en 105 ans, pareille déconvenue ne lui était jamais arrivée&nbsp;: ses potions avaient toujours eu l’effet escompté… Si la blessure ne cicatrisait pas, c’est que
    quelque chose s’opposait au pouvoir régénérant de son remède.</span></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt" align="justify">
    &nbsp;
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt" align="justify">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Elle fouilla dans sa poche pour examiner le
    morceau de métal. De forme triangulaire, il ne mesurait que quelques centimètres et luisait, sombre et inquiétant, dans la paume de la vieille dame.<br></span></span></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt" align="justify">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: Arial">- Un métal enchanté, je le crains, pensa t’elle.</span></span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: Arial"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Annouchka sorti de la maisonnette et lança un appel bref à l’aide d’un minuscule sifflet d’agent dégagé des
    plis de sa robe. Quelques secondes s’écoulèrent et le renard roux qui, la veille, avait entraîné Joseph loin de son pensionnat, sorti de sous un buisson. <span style=
    "font-size: 10pt; font-family: Arial">La mine enjouée, il vint retrouver Annouchka et s’assit à ses pieds.</span></span></span></span></span></span>&nbsp;<br>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: Arial"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">-
    Agagneuk, petite flamme, j’aurai bien besoin de toi lui dit-elle en lui grattant l’oreille. Cours, va chercher Vétérok et ramène-le moi.</span></span></span></span></span></span></span><span id=
    "fck_dom_range_start_1194110179781_70">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: Arial"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: Arial"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Aussitôt dit, aussitôt obéie&nbsp;: le renard se releva d’un bond et disparut dans les
    taillis.</span></span></span></span></span></span></span></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt" align="justify">
    &nbsp;
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt" align="center">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: Arial"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: Arial"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial"><a href="http://ivan-tsarevitch.over-blog.com/article-6737054.html"><img class="" height="100" alt="" src=
    "http://idata.over-blog.com/0/37/91/59/eclat_metalique.jpg" width="100"></a></span></span></span></span></span></span></span></span>&nbsp;<br>
    <strong>... Chapitre suivant ...</strong>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 09 Apr 2007 22:12:00 +0200</pubDate>        <guid >http://ivan-tsarevitch.over-blog.com/article-6337318.html</guid>
                <category>Le cri de la musaraigne</category>        <comments>http://ivan-tsarevitch.over-blog.com/article-6337318-6.html#c</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[[11] Le remède]]></title>
        <link>http://ivan-tsarevitch.over-blog.com/article-6244115.html</link>        <description><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt" align="justify">
    <span style="font-family: Arial"><font size="2">Elle se déchargea silencieusement de son fardeau aux pieds de Joseph et plongea ses beaux yeux dorés dans les siens.</font></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt" align="justify">
    <span style="font-family: Arial"><font size="2">- Le pot d’argent renferme un baume qui possède deux vertus&nbsp;: un effet sédatif sur la douleur qui soulagera Michka, et une propriété magique
    qui devrait extirper l’éclat de fer logé dans sa pelote plantaire. Mais c’est un processus long car le remède n’agit qu’une fois le soleil couché&nbsp;: cela pourra prendre la nuit, peut-être
    plus. Voici ce qu’il te faudra faire.</font></span>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: Arial"><span style="font-family: Arial"><font size="2">Joseph, fatigué mais attentif, attendit avec curiosité qu'Annouchka lui donne ses
    instructions.</font></span></span>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: Arial"><span style="font-family: Arial"><font size="2">- Prélève du pot une bille d’onguent grosse comme un sarment de noix, lui dit-elle, et applique-la sur l’ensemble
    de la blessure en massant la patte de Michka jusqu’à la complète absorption du remède. Il restera alors sur sa peau une fine pellicule blanche que tu nettoieras soigneusement avec l’eau de la
    fontaine. Sèche ensuite la blessure et recommence l’application de l’onguent, le massage et ainsi de suite, jusqu’au lever du soleil. C’est une médication contraignante pour qui se charge de
    l’administrer au malade, mais si tu es régulier dans cette tâche, j’ai bon espoir de trouver Michka sortie d’affaire aux premières heures du jour.</font></span></span>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: Arial"><span style="font-family: Arial"><font size="2">Elle caressa les cheveux du garçon en lui demandant à voix basse&nbsp;:</font></span></span>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: Arial"><span style="font-family: Arial"><font size="2">- Te sens-tu prêt à accompagner Michka jusqu’à son rétablissement&nbsp;?</font></span></span>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: Arial"><span style="font-family: Arial"><font size="2">Joseph répondit oui d’un signe de tête. La vieille dame approcha du grand fauteuil un guéridon et y plaça le petit
    pot d’argent, le carré de grosse toile et un bol d’eau pure tirée du seau. Puis après avoir salué l’enfant, elle s’éclipsa dans la pièce attenante et ne reparut plus.</font></span></span>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: Arial"><span style="font-family: Arial"><font size="2">Resté seul, le jeune garçon ôta délicatement l’épais bandage qui protégeait la blessure et entreprit de la
    nettoyer. L’éclat de fer était là, enfoncé terriblement loin dans la chair. La plaie était impressionnante, aussi, en commençant l’application du traitement, Joseph chantonna t-il à voix basse
    pour se donner du courage.</font></span> <span style="font-family: Arial"><font size="2">Michka se réveilla, grogna, marqua sa désapprobation et sa douleur en mordillant l’épaule de Joseph. Puis,
    après quelques minutes d’agitation, aidée par les effets calmant du baume d'Annouchka, elle retomba en ronchonnant dans un demi-sommeil.</font></span></span>&nbsp;
  </p>
  <p align="center">
    <img class="" height="299" alt="enfant-et-ourson.jpg" src="http://idata.over-blog.com/0/37/91/59//enfant-et-ourson.jpg" width="207">
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: Arial"><span style="font-family: Arial"><font size="2">Toute la nuit, inlassablement, le garçon massa la patte de Michka avec la régularité d’un métronome. Au début de
    chaque nouveau cycle, il observait avec satisfaction que l’éclat métallique sortait un peu plus du cocon de chair dans lequel il s’était logé et chaque pas de plus vers la guérison lui donnait
    l’énergie nécessaire pour continuer.</font></span></span>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: Arial"><span style="font-family: Arial"><font size="2">Aux premières lueurs du jour, comme Annouchka l’avait prédit, l’éclat de fer était complètement
    sorti.</font></span></span>
  </p>
  <p align="center">
    <span style="font-family: Arial"><span style="font-family: Arial"><a href="http://ivan-tsarevitch.over-blog.com/article-6337318.html"><img class="" height="195" alt="" src=
    "http://idata.over-blog.com/0/37/91/59/onguent.jpg" width="200"></a><br>
    <strong>... Chapitre suivant ...</strong></span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 01 Apr 2007 14:00:00 +0200</pubDate>        <guid >http://ivan-tsarevitch.over-blog.com/article-6244115.html</guid>
                <category>Le cri de la musaraigne</category>        <comments>http://ivan-tsarevitch.over-blog.com/article-6244115-6.html#c</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[[10] Michka]]></title>
        <link>http://ivan-tsarevitch.over-blog.com/article-5309731.html</link>        <description><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify" align="justify">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Le jeune garçon déposa la bougie et l’assiette de nourriture sur le guéridon qui jouxtait la couche de la petite malade et se pencha prudemment
    sur elle. Au-dessus du drap, dépassaient quelques cheveux roux, courts et drus. Étrange chevelure pour une petite fille… La silhouette dessinée par les contours du drap, il s’en rendait compte à
    présent, était elle aussi bien singulière&nbsp;: petite, extraordinairement ronde et trapue… «&nbsp;Michka doit avoir une grande tendresse pour les gâteaux&nbsp;» pensa Joseph.</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify" align="justify">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Il approcha sa main du drap avec lenteur, s’en saisi et découvrit délicatement la tête de l’enfant. La bougie qui éclairait faiblement la couche
    révéla au garçon un spectacle étonnant. Son geste fut arrêté par la surprise et sa main, figée, ne sut pendant quelques secondes ce qu’il convenait de faire&nbsp;: sur le matelas de laine, gisait
    une toute petite oursonne rousse à la patte gauche soigneusement empaquetée sous un épais pansement. Elle ouvrit sur lui un œil brillant de fièvre et toisa l’intrus d’un air bougon.</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify" align="justify">
    &nbsp;
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify" align="justify">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">- Bonsoir Michka, murmura Joseph avec émotion. «&nbsp;Je ne pensais pas…&nbsp;» il la contemplait avec ravissement, tout heureux de pouvoir
    détailler un si bel animal «&nbsp;je ne pensais vraiment pas avoir à faire à quelqu’un comme toi&nbsp;!&nbsp;»</span>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">L’ourse bailla et tourna un museau intéressé vers l’écuelle de soupe qui trônait à côté. Joseph retira tout à fait le drap qui recouvrait la
    couche et y enroula l’animal qui se laissa manipuler, mollement. Il souleva Michka, la cala contre sa hanche comme il avait appris à le faire lorsqu’il lui était arrivé de garder César et
    Clément, les jeunes fils de la boulangère et saisi l’écuelle de soupe.</span>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Ainsi chargé, tel un équilibriste, il s’installa dans un grand fauteuil de bois qui craquât sous leur poids. Puis, comme le lui avait demandé la
    vielle dame, il entreprit de nourrir consciencieusement Michka, cuillerée après cuillerée, avec une maladresse touchante que contrebalançait une grande application. Mais donner la becquée à une
    ourse, si mignonne fût-elle, n’avait rien d’une sinécure et la petite Michka, dont la gourmandise naturelle était refrénée par une trop grande faiblesse, se lassa rapidement de la bouillie
    proposée par Joseph. À la cinquième bouchée, elle détourna la tête. Le jeune garçon eut beau approcher la cuillère de soupe du petit museau et&nbsp;encourager l’ourse à voix basse, rien n’y
    fit.</span>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">- Il faut être patient, dit Annouchka en se dirigeant vers eux. «&nbsp;Dans une demi-heure…&nbsp;» elle retourna un gros sablier pour illustrer
    ses paroles «&nbsp;nous ferons à nouveau tiédir la bouillie et nous réessaierons&nbsp;».</span>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Elle prit le récipient des mains de Joseph. «&nbsp;Es-tu bien installé, Ivan&nbsp;?&nbsp;»</span> <span style=
    "font-size: 10pt; font-family: Arial">Les paupières lourdes de sommeil, le garçon opina de la tête.</span>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">- Bien. Dit la vielle dame.</span> <span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Elle parti déposer l’assiette dans l’autre pièce et revint
    chargée du seau d’eau qu’ils avaient transporté depuis la fontaine, d’un carré de grosse toile et d’un petit pot d’argent finement ouvragé.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt; font-family: Arial">Sur la poitrine de l’enfant, l’ourse s’était endormie.</span>
  </p>
  <p align="center">
    <a href="http://www.ivan-tsarevitch.com/article-6244115.html"><img class="GcheTexte" height="169" alt="OURSON-ENDORMIcopy.jpg" src="http://idata.over-blog.com/0/37/91/59//OURSON-ENDORMIcopy.jpg"
    width="298" ></a>&nbsp;
  </p>
  <p align="center">
    <strong><br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <br>
    ... Chapitre suivant ...</strong>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 18 Jan 2007 22:45:00 +0100</pubDate>        <guid >http://ivan-tsarevitch.over-blog.com/article-5309731.html</guid>
                <category>Le cri de la musaraigne</category>        <comments>http://ivan-tsarevitch.over-blog.com/article-5309731-6.html#c</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[[9] Le refuge]]></title>
        <link>http://ivan-tsarevitch.over-blog.com/article-5126551.html</link>        <description><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt" align="justify">
    <span style="font-family: Arial"><font size="2">Au milieu de la forêt noire et bruissante, la présence de la frêle vieille dame ouvrant la marche devant lui était étonnamment rassurante. Quelque
    chose de beaucoup plus grand, de beaucoup plus fort qu’elle émanait de sa personne,<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp;</span> la transcendait. Joseph, qui quelques minutes auparavant seul,
    perdu, avait dû faire face à la plus grosse frayeur de sa vie était à présent d’un calme extraordinaire. Chaque pas effectué dans le pas de son guide atténuait un peu plus sa peur et son
    appréhension, les faisant fondre, lentement.&nbsp;</font><font size="2">&nbsp;<br></font><span style="font-family: Arial"><font size="2">Après vingt minutes de marche dans la pénombre, Joseph
    dont la concentration avait permis de ne pas renverser une goutte du précieux liquide, déboucha avec la vieille dame sur une seconde clairière, de dimensions plus réduites.</font></span></span>
  </p>
  <p align="justify">
    <font size="2"><span style="font-family: Arial"><font face="Times New Roman">-</font> Nous y voilà. Annonça sobrement Annouchka.</span></font>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: Arial"><font size="2">Face à eux, une petite maison de bois se tenait bien droite, comme au garde-à-vous. Ses deux fenêtres éclairées auraient pu figurer deux yeux. Elle
    semblait les attendre. La lune était haut dans le ciel. Il devait être bien tard à présent.&nbsp;<br></font></span><span style="font-family: Arial"><font size="2">La vieille dame éteignit sa
    lanterne, entra dans un vestibule juste assez grand pour eux deux et invita Joseph à se déchausser. A l’intérieur, tout était d’une propreté rutilante. Les cuivres brillaient, se renvoyant en
    écho le rougeoiement d’un poêle. Au mur, des tapisseries chamarrées rehaussées d’or et de broderies régalait l’œil et par ses épais tapis, le sol était une bénédiction pour les pieds nus du
    voyageur fatigué.&nbsp;<br></font></span><span style="font-family: Arial"><font size="2">Fourbu, frigorifié, joseph s’approcha timidement du poêle antique qui réchauffait la pièce. Un tabouret de
    bois trônait à côté, comme une invitation. Quelque part, un curieux grognement s’éleva.</font></span>&nbsp;<br>
    <font size="2"><span style="mso-list: Ignore"><font face="Times New Roman"><br>
    -</font></span> <span style="font-family: Arial">Assieds-toi, lui enjoignit doucement la vieille dame.</span></font> <span style="font-family: Arial"><font size="2">Elle s’éclipsa dans une pièce
    attenante et revint avec une grande bolée de soupe.</font></span>&nbsp;
  </p>
  <p align="justify">
    <font size="2"><span style="mso-list: Ignore"><font face="Times New Roman">-<span style="font: 7pt &quot;Times New Roman&quot;">&nbsp;</span></font></span><span style="font-family: Arial">Bon
    appétit, sourit elle.</span></font>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: Arial"><font size="2">Joseph trempa ses lèvres dans le liquide tiède. La soupe était comme le sourire de la vieille femme&nbsp;: riche, velouté, rassasiant, délicieux.
    Lorsque le garçon eût fini, elle lui retira le bol des mains et le remplaça par une écuelle généreusement remplie d’une préparation odorante inconnue.</font></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp; <font size="2"><span style="mso-list: Ignore"><font face="Times New Roman">-</font> <font face="Arial">P</font></span><span style="font-family: Arial">o<span style=
    "mso-list: Ignore"><font face="Times New Roman"><font face="Arial">ur</font></font></span> Michka, précisa t’elle en lui tendant une grande cuillère de bois. Essaye de la nourrir pendant que je
    termine la préparation de l’onguent. Je ne l’entends pas&nbsp;: elle dort. Réveille-là doucement.&nbsp;<br></span></font><span style="font-family: Arial"><font size="2"><br>
    Joseph balaya la salle du regard sans y trouver de petite fille. Une lueur espiègle traversa l’œil de la vieille dame.</font></span>&nbsp;<br>
    <span id="fck_dom_range_temp_1195931171328_12"><font size="2"><br>
    -&nbsp;Elle est là-bas, lui précisa t’elle en désignant le recoin le plus sombre. Puis elle disparut à nouveau dans la pièce attenante.</font></span>&nbsp;<br>
    <font size="2">Joseph se leva, se saisit d’une bougie qui brûlait non loin et s’approcha de l’endroit signalé sur la pointe des pieds. Un bref grognement se fit à nouveau entendre.&nbsp; En face
    de lui, tout contre le mur, dissimilé par un drap de lin, une petite silhouette gisait sur un épais matelas.</font>
  </p>
  <p align="center">
    <a href="http://ivan-tsarevitch.over-blog.com/article-5309731.html"><img class="CtreTexte" height="64" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/37/91/59/ourscommentaire2-1.jpg" width="45"></a>
  </p>
  <p align="center">
    <strong>... Chapitre suivant ...</strong>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 09 Jan 2007 12:00:00 +0100</pubDate>        <guid >http://ivan-tsarevitch.over-blog.com/article-5126551.html</guid>
                <category>Le cri de la musaraigne</category>        <comments>http://ivan-tsarevitch.over-blog.com/article-5126551-6.html#c</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[[8] Annouchka]]></title>
        <link>http://ivan-tsarevitch.over-blog.com/article-5102639.html</link>        <description><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt 18pt" align="justify">
    <span style="font-family: Arial"><font size="2">Un soulagement intense envahis le garçon&nbsp;: il n’était pas seul, on ne l’avait pas oublié. Avoir parcouru tout ce chemin n’était pas une
    erreur&nbsp;: quelqu’un l’attendait.</font></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt 18pt" align="justify">
    <span style="font-family: Arial"><font size="2">Apercevant Joseph, la vieille dame arrêta sa chanson, fit un effort pour lever sa lanterne et considéra le garçon hirsute et dépenaillé qui se
    tenait devant elle avec un regard tendre et amusé.</font></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt 18pt" align="justify">
    &nbsp;
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt 18pt" align="justify">
    <span style="font-family: Arial"><font size="2">- Bonsoir, Ivan. Est-ce le froid ou est-ce la peur qui te fait trembler comme un moineau terrifié&nbsp;?</font></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt 18pt" align="justify">
    &nbsp;
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt 18pt" align="justify">
    <span style="font-family: Arial"><font size="2">«&nbsp;<em>Ivan</em>&nbsp;». Les larmes montèrent aux yeux de Joseph. Sa déception était immense. On l’avait confondu avec quelqu’un d’autre. Ce
    n’était pas lui qu’on espérait… Mais il se reprit, répondant poliment et tâchant de ne rien laisser paraître.</font></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt 18pt" align="justify">
    &nbsp;
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt 18pt" align="justify">
    <span style="font-family: Arial"><font size="2">- Un peu des deux, Grand-mère. Je ne suis pas à l’aise ici et il est bien possible que je me sois égaré. Mais il fait sombre et vous vous
    trompez&nbsp;: je m’appelle…</font></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt 18pt" align="justify">
    <span style="font-family: Arial"><font size="2">- On t’appelle Joseph, mais ton vrai nom est Ivan. Peu de monde connaît son véritable nom et c’est mieux ainsi&nbsp;: l’ayant appris, beaucoup ne
    sauraient qu’en faire.</font></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt 18pt" align="justify">
    <span style="font-family: Arial"><font size="2">Joseph accueillit cette annonce avec circonspection.</font></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt 18pt" align="justify">
    &nbsp;
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt 18pt" align="justify">
    <span style="font-family: Arial"><font size="2">- M’aiderai-tu à remplir ce seau et à le porter jusque chez moi&nbsp;?</font></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt 18pt" align="justify">
    <span style="font-family: Arial"><font size="2">- Bien sûr.</font></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt 18pt" align="justify">
    <span style="font-family: Arial"><font size="2">- Michka est malade et a besoin de soins. Tu passeras la nuit chez nous, ensuite…</font></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt 18pt" align="justify">
    <span style="font-family: Arial"><font size="2">La vieille dame regarda Joseph avec bonté et lui sourit.</font></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt 18pt" align="justify">
    <span style="font-family: Arial"><font size="2">- …nous verrons bien.</font></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt 18pt" align="justify">
    &nbsp;
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt 18pt" align="justify">
    <span style="font-family: Arial"><font size="2">Joseph s’avança pour prendre délicatement le seau des mains de la vieille dame et approcha le récipient <span style=
    "mso-spacerun: yes">&nbsp;</span>de l’arrivée d’eau de la fontaine avec précautions, par égard pour le bel édifice.</font></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt 18pt" align="justify">
    <span style="font-family: Arial"><font size="2">Le gazouillis cristallin qui roulait dans le vieux seau de bois, les reflets de la lune qui dansaient sur la surface liquide, la vieille dame
    énigmatique qui se tenait à ses côtés, tout conférait à la scène qu’il était en train de vivre un caractère surnaturel. Etait-il vraiment éveillé&nbsp;? La question effleura le garçon, qui
    l’estompa d’un sourire. Quelle importance&nbsp;? Il était bien.</font></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt 18pt" align="justify">
    &nbsp;
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt 18pt" align="justify">
    <span style="font-family: Arial"><font size="2">Une fois le seau rempli, il le posa à terre, rassembla ses maigres affaires et cala les deux fardeaux sur ses épaules du mieux qu’il pu. Ainsi
    harnaché, il signifia d’un regard à la vieille dame qui l’attendait qu’il était prêt à partir, et le curieux cortège s’ébranla. Devant lui, la vieille dame ouvrait la marche, se hâtant dans sa
    lenteur, le pas las mais assuré.<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp;</span> Elle était inquiète. «&nbsp;<em>Michka est malade</em>&nbsp;» pensa Joseph. « <em>C’est pour elle qu’on se hâte</em>
    ». Qui était Michka&nbsp;? Une petite fille, sans doute. Fluette, elle aussi. Avec de longs cheveux roux…</font></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt 18pt" align="justify">
    <span style="font-family: Arial"><font size="2">- Grand-mère&nbsp;? demanda t’il tandis qu’ils cheminaient à travers la forêt, laissant la clairière et la fontaine loin derrière
    eux.</font></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt 18pt" align="justify">
    <span style="font-family: Arial"><font size="2">- Oui, Ivan ?</font></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt 18pt" align="justify">
    <span style="font-family: Arial"><font size="2">- Je ne connais pas votre nom…<br></font></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt 18pt" align="justify">
    <span style="font-family: Arial"><font size="2">La vieille dame s’arrêta et se tourna vers Joseph. La lumière vacillante de la lanterne l’éclairait parfaitement et le garçon pu l’observer sans
    difficultés pour la première fois. Un peigne élégant retenu par des cheveux blancs impeccablement crantés, une peau délicate, finement ridée, une odeur suave, délicieusement désuète, mélange de
    sent-bon et de savon de Marseille, un tablier impeccable… et deux yeux extraordinaires de bonté et de malice. «&nbsp;Elle a dû être très belle, pensa Joseph, et elle l’est encore…&nbsp;». A son
    cou, un curieux médaillon pendait après une longue chaîne d’or.<br></font></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt 18pt" align="justify">
    <span style="font-family: Arial"><font size="2">- Bien sûr, que tu le connais. C’est le premier et le seul nom que tu ai utilisé&nbsp;: autrefois, lorsque j’étais jeune fille, sourit elle,
    j’étais Annouchka. Aujourd’hui… je suis telle que tu m’as nommée. Elle repris sa route. «&nbsp;Appelle-moi Grand-mère&nbsp;».</font></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt 18pt" align="justify">
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <a href="http://www.ivan-tsarevitch.com/article-5126551.html"><img class="GcheTexte" height="300" alt="grand-m--re.jpg" src="http://idata.over-blog.com/0/37/91/59//grand-m--re.jpg" width="285"
    ></a>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p align="center">
    <strong><br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <br>
    <br>
    ... Chapitre suivant ...</strong>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 02 Jan 2007 17:36:00 +0100</pubDate>        <guid >http://ivan-tsarevitch.over-blog.com/article-5102639.html</guid>
                <category>Le cri de la musaraigne</category>        <comments>http://ivan-tsarevitch.over-blog.com/article-5102639-6.html#c</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[[7] Seul ?]]></title>
        <link>http://ivan-tsarevitch.over-blog.com/article-4535591.html</link>        <description><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt" align="justify">
    <span style="font-family: Arial"><font size="2">Il fit le tour de la fontaine, regarda au loin&nbsp;: personne. Joseph plongea la main dans sa poche et en retira le galet blanc. Dans l’obscurité
    presque totale les rayons de lune se reflétaient sur la surface claire et il pu déchiffrer<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp;</span> à nouveau sans difficultés le message qui y était inscrit.
    «&nbsp;Je t’attendrais près de la fontaine&nbsp;». Le garçon scruta les ombres environnantes. Pourquoi était-il seul&nbsp;? Avait-il été trop lent à se rendre au rendez-vous&nbsp;? Celui qui
    l’avait fait venir ici si mystérieusement s’était-il ravisé&nbsp;? Pourquoi avoir changé d’avis&nbsp;?</font></span>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: Arial"><font size="2">Joseph s’assit au pied de la fontaine&nbsp;; si la marche l’avait réchauffé, à présent qu’il s’était arrêté sa mince veste de laine ne lui
    suffisait plus et il était frigorifié. Que faire&nbsp;? <span style="mso-spacerun: yes">&nbsp;</span>Sans lumière, il lui était impossible d’avancer. Quand au repos, ce n’était même pas la peine
    d’y songer&nbsp;: avec le froid et la peur des mauvaises rencontres, il savait qu’il lui serait impossible de dormir. Il ne lui restait plus qu’à attendre l’aube. Mais demain&nbsp;? Où diriger
    ses pas&nbsp;? En se lançant à la poursuite des étonnants galets blancs à la manière d’un petit Poucet, Joseph avait omis un détail&nbsp;: il avait beau être débrouillard, il n’en restait pas
    moins petit garçon et la situation avait prit un tour qui le dépassait complètement. La mine sombre, il fouilla dans son baluchon, en ressorti un morceau de pain et de fromage et entreprit de
    souper, le cœur lourd et inquiet.</font></span>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: Arial"><span style="font-family: Arial"><font size="2">C’est alors qu’un craquement sec sur sa gauche lui fît brusquement relever la tête.<span style=
    "mso-spacerun: yes">&nbsp;</span> Il eut beau froncer les sourcils pour concentrer son regard sur la zone d’où émanait le bruit, la nuit était si dense qu’il ne distinguait rien. Rien hormis
    cette forme noire, massive. Un buisson&nbsp;? Le cœur de Joseph accéléra. Un immense buisson qui… il le distinguait nettement à présent, avançait droit dans sa direction&nbsp;! Frappé de terreur,
    Joseph fit un terrible effort sur lui-même pour rester silencieux tandis que l’impressionnante masse se dirigeait vers lui d’un pas tranquille et nonchalant. Impossible de distinguer avec
    précision ce que c’était mais le garçon avait une certitude&nbsp;: quoi que ce fût, la chose ne l’avait pas vu. Du moins, pas encore. Et tandis que, tétanisé, il regardait s’approcher la
    silhouette gigantesque, il eût le sentiment étrange qu’elle lui était familière. Et comme pour confirmer cette impression, une partie du rêve qu’il avait fait près de la rivière lui revint en
    mémoire. Sorti du sous-bois, éclairé par la lune qui baignait la clairière de ses faibles rayons, un ours était apparut. Massif. Majestueux. Et Joseph se souvint&nbsp;: dans ce rêve, c’était une
    ourse qui s’était penchée sur lui pour lui conter à voix basse des chansons et des mythes inconnus.</font></span></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: Arial"><font size="2">L’animal n’était plus qu’à une trentaine de mètres à présent. Le pain et le fromage roulèrent par terre. Joseph bondit sur ses pieds, les cheveux
    dressés sur la tête, les yeux écarquillés. L’ours, surprit, sursauta et dévisagea l’enfant. Une seconde passa, dans le silence assourdissant d’une forêt qui semblait toute entière aux
    aguets.</font></span>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: Arial"><font size="2">Au loin, une mélodie se fit entendre. Le point lumineux que le jeune garçon avait aperçu un moment auparavant réapparut, se frayant un passage à
    travers le sous-bois, et cheminait lentement dans leur direction. L’ours huma l’air une dernière fois en fixant Joseph de ses yeux brillants, fit marche arrière et disparut dans les fourrés. Non
    loin du garçon, les branches s’écartèrent et une vieille dame apparut devant lui avec seau et lanterne.</font></span>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: Arial"><a href="http://ivan-tsarevitch.over-blog.com/article-5102639.html"><font size="2"><img class="CtreTexte" alt="" src=
    "http://idata.over-blog.com/0/37/91/59/fontaine.jpg"></font></a></span>
  </p>
  <p align="center">
    <strong>... Chapitre suivant ...</strong>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 13 Nov 2006 22:56:00 +0100</pubDate>        <guid >http://ivan-tsarevitch.over-blog.com/article-4535591.html</guid>
                <category>Le cri de la musaraigne</category>        <comments>http://ivan-tsarevitch.over-blog.com/article-4535591-6.html#c</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[[6] La fontaine]]></title>
        <link>http://ivan-tsarevitch.over-blog.com/article-4087029.html</link>        <description><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="background: white; margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify" align="justify">
    <span style="font-family: Arial"><font size="2">Le jeune garçon avançait vite maintenant qu’il avait enfilé ces chaussures de cuir&nbsp;: elles lui faisaient le pas élastique, rendant Joseph
    infatigable. «&nbsp;Des bottes de sept lieues&nbsp;» sourit-il.</font></span>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: Arial"><font size="2">Progresser entre les branches, les ronces et les vieilles souches<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp;</span> n’était pas chose aisée, mais ce
    n’était pas là non plus la principale difficulté. Le véritable écueil pour Joseph qui n’était pas marin, était le risque de perdre son cap. Marcher «&nbsp;droit devant&nbsp;» selon les
    instructions du galet était d’une difficulté proportionnelle à la simplicité de la demande. Car dans ce décor foisonnant, comment être sûr qu’il ne tournait pas en rond&nbsp;? Toutes les forets
    du monde devaient regorger des fantômes de gens égarés refaisant éternellement le même trajet circulaire avec la certitude d’avancer…</font></span> <span style="font-family: Arial"><font size=
    "2"><br>
    Surprit de la rapidité avec laquelle la nuit l’avait rattrapé, le garçon prit peur. Il allait céder à l’affolement lorsque droit devant, à travers le paravent ondoyant de la végétation, ses yeux
    rencontrèrent le clin d’œil rassurant d’un lointain halo lumineux.</font></span>&nbsp;
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: Arial"><font size="2">Autour de lui le sous-bois était dense, la terre exhalait des parfums d’humus et de fougère et ça et là, de larges trouées dans la coupole végétale
    inondaient le sol de lumière. La forêt, silencieuse, murmurait parfois quelque chose qui se répandait comme un écho à travers elle et alentours, pas un oiseau ne chantait. C’était comme si chacun
    retenait son souffle en regardant passer le petit homme. Joseph, grisé par sa liberté toute neuve ne prêtait pas attention à cet étrange silence. Le jour se mit à décliner. Dans le sous-bois les
    zones d’ombre s’épaissirent, la visibilité, même pour de jeunes yeux comme les siens, devint mauvaise et en quelques minutes la fin de l’après-midi s’en alla. Pour la première fois de sa vie,
    Joseph se retrouva confronté au soir, seul, loin de tout et sans savoir où se réfugier pour dormir. La forêt qui jusque là avait été muette, raisonnait à présent des plaintes lointaines d’animaux
    inconnus. Ce sous-bois dans lequel il avait cru avancer seul lorsque le soleil dominait la campagne se peuplait à présent de silhouettes furtives qui se transformaient à son approche, devenant
    tour à tour animaux, feuilles ou souffle de vent.&nbsp;<br></font></span>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: Arial"><font size="2">Traversant dans un dernier élan l’amas végétal qui lui barrait le chemin, Joseph déboucha sur une clairière. Là, comme perdue au milieu de nulle
    part, une petite fontaine blanche juste assez large pour étancher la soif d’un homme et son cheval semblait l’attendre dans un clapotis charmeur.</font></span>
  </p>
  <p align="justify">
    <span style="font-family: Arial"><font size="2">Il n’en fallait pas plus pour encourager ce garçon optimiste&nbsp;: Joseph reprit confiance et s’avança doucement du petit édifice de
    pierre.</font></span>&nbsp;
  </p>
  <p align="center">
    <a href="http://www.ivan-tsarevitch.com/article-4535591.html"><img class="CtreTexte" height="168" alt="hermine_blanche.jpg" src="http://idata.over-blog.com/0/37/91/59//hermine_blanche.jpg" width=
    "298"></a>
  </p>
  <p align="center">
    <strong>... Chapitre suivant ...</strong>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sat, 07 Oct 2006 17:10:00 +0200</pubDate>        <guid >http://ivan-tsarevitch.over-blog.com/article-4087029.html</guid>
                <category>Le cri de la musaraigne</category>        <comments>http://ivan-tsarevitch.over-blog.com/article-4087029-6.html#c</comments>                    </item>
  
 </channel>
</rss>